22.06.20
Photo Petite histoire de la radio en France

Petite histoire de la radio en France

Radio

Les débuts de la radio française remontent à l'entre-deux-guerres. Monopolisée par l'Etat puis par des entreprises privées, il a fallu des années avant que la radio française devienne ce qu'elle est actuellement. Voici de quoi il en retourne.

Entre monopôle de l'Etat français et développement des radios privées

Depuis l'instauration du premier poste de radio basé au niveau de la Tour Eiffel, la diffusion de messages sur les ondes a toujours été réglementée par l'Etat et servait uniquement à des transmissions d'ordre militaires ou maritimes entre la France et ses colonies. De 1914 à 1940 l'époque est marquée par de nombreux bouleversements géopolitiques dans le monde. C'est pourquoi, le 24 décembre 1921 est une date phare dans l'histoire de la radio française. La « Radiola », première radio privée appartenant à la Société française radio-électrique (SFR), fut autorisée à émettre des messages sur les ondes par l'intermédiaire de son présentateur Radiolo.

Depuis cette date, de nombreuses radios privées ont vu le jour dans des régions reculées de Paris et le mouvement s'est poursuivi dans d'autres pays d'Europe comme au Luxembourg ou dans la principauté d'Andorre, en 1939. Encore fortement contrôlées par le gouvernement jusqu'à la fin de la 2nde Guerre Mondiale, ce n'est qu'à partir de 1960 que les radios périphériques et les radios pirates vont apporter des changements.

La radio française, marqueur des générations

Entre l'apparition des radios périphériques se trouvant à l'étranger et les radios pirates, cachées sur le territoire, la radio française prend de nombreux tournants. Ce fut le début d'un bouleversement en termes d'auditoire qui a divisé les générations.

Les jeunes préféraient écouter Europe 1 et la célèbre émission « Salut les Copains » et les radios pirates, tandis que les personnes ayant vécues pendant la guerre préféraient écouter les informations sur Paris Inter ou Radio France. Dans les années 80, François Mitterrand mit alors un terme aux radios pirates qui devinrent des radios libres. L'ère du divertissement et de la mixité des émissions radiographiques est en marche. La liberté d'émettre sur les ondes en France a dû être réorganisée à partir de 1980.

Autorité, réglementations et modernisation

Si les radios privées étaient libres de s'exprimer, il fallait éviter le chaos sur les fréquences. C'est pourquoi, c'est au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) établi en 1989 qu'incombe la tâche d'attribuer les fréquences aux radios souhaitant émettre des émissions. Bien entendu, ce n'est qu'après avoir étudier le cahier des charges qui décrit le type de programmes qui seront émis qu'une autorisation est émise. Il fallait alors tâcher de garder une certaine transparence et faire preuve d'ouverture et de discernement afin de garder l'éclectisme de l'offre radio.

Afin d'être financées autrement qu'en obtenant des subventions publiques ou privées, les radios peuvent désormais officiellement faire de la publicité. L'année 1984 fut le début de l'ère du Marketing sur les ondes. De grands groupes comme RTL regroupent des radios connues comme RTL2, NRJ ou Fun Radio. La diversification du marché des ondes se modernise de plus en plus, faisant désormais place aux émissions d'aujourd'hui.